Rock Linux

De Libre choix
Aller à : navigation, rechercher
Erreur lors de la création de la miniature : Impossible d'enregistrer la vignette sur la destination
Ce logiciel n'est plus disponible, ou son développement stoppa.


[ Rock Linux]
Distribution Linux épuisé
Rich.: 1, Exploit.: 1, Tend.: Yellow Arrow Down.png
Environnement Linux
Licence GPL


Avantages

(olive) Impeccable pour les administrateurs et tous ceux qui veulent savoir exactement ce qu'il y a sur leur système.

(olive) Peu de rustines ajoutées. La philosophie des paquets Rock Linux est que si l'on doit « patcher » un logiciel pour le mettre en paquet, autant faire remonter les corrections apportées au mainteneur originel du logiciel afin d'en faire profiter la commununauté.

(olive) Les paquets disposent des dernières versions des logiciels, on ne garde pas de « vieilles versions » pour de quelconques raisons de compatibilité (cela peut se révéler négatif si l'on veut utiliser des logiciels propriétaires qui ne sont pas à jour).

(olive) Possibilité de recompiler totalement la distribution à partir des dernières versions de chaque logiciel qui seront récupérées sur Internet: équivalent du make world de FreeBSD. Possibilité également de compiler la distribution à partir d'un système existant, différent de Rock Linux (pourvu qu'on dispose des outils de développement adéquats).

Inconvénients

(olive) Configuration peu aisée: il faut tout faire à la main, et donc connaître l'administration système Linux. L'installation de base est facile, mais la suite se corse !

(olive) Présence d'une série de versions de développement et de versions stables (même numérotation que pour le noyau). Les premières ont de fortes chances d'être boguées.

(olive) Peu de paquets par défaut, cela fait penser au système de base de FreeBSD, auquel il manquerait les ports. (Mise à jour 20010225) Les contributions extérieures fournissent maintenant des « extensions » augmentant singulièrement la quantité de logiciels disponibles, dont Gnome et KDE.

Détails

Cette section est la traduction en français d'un article paru dans un magazine « en ligne »: E-Zine, écrit par Clifford Wolf, principal auteur de la distribution Rock Linux. L'article présente la distribution, succintement mais clairement, ainsi que ses différences par rapport aux autres distributions.

Cet article a été traduit en décembre 1999 par (olive), qui accepte tout commentaire (notamment pour alimenter les parties "critiques" et "louanges" de ceux qui ont testé cette distribution !).

Introduction

Pendant l'été 1998, j'étais déçu des distributions Linux existantes, au point de commencer à développer ma propre distribution. Ne me méprenez pas: il existe de bonnes distributions. Aucune d'entre elles, cependant, ne donne un contrôle total sur le système à un administrateur système chevronné. J'aimerais exposer ici les différences principales entre ROCK Linux et la plupart des autres distributions Linux. Facilité pour l'utilisateur ou l'administrateur?

UNIX/Linux devient de plus en plus populaire chez le grand public. Les principales distributions sont de plus en plus amicales envers les utilisateurs (N.D.T.: user-friendly, en anglais). Mais que signifie vraiment amical envers les utilisateurs? À mon sens, cela veut dire qu'un utilisateur final n'a pas besoin d'administrateur pour effectuer les tâches administratives de base.

C'est une grande avancée s'il se trouve que vous êtes un tel utilisateur final. Mais cela ne vous aide pas beaucoup si vous êtes administrateur système. Dans la plupart des cas, l'administrateur passe pas mal de temps à désactiver les fonctions amicales envers les utilisateurs des distributions modernes. J'ai donc pensé que nous avions aussi besoin d'une distribution amicale envers les administrateurs.

ROCK Linux tend à être amicale envers les administrateurs. Il n'y a pas de YaST, de Linuxconf ou de Control-Panel (N.D.T.: divers panneaux de configuration intégrés à des distributions courantes). On fait la configuration là où il faut la faire: dans les fichiers de configuration. Un outil de paramétrage doit aider un administrateur, pas le remplacer (je ne pense pas qu'il soit possible de remplacer un administrateur par un outil de paramétrage, alors je n'essaie pas de le faire). Taille

La plupart des distributions essaient d'être (ou de devenir) des distributions complètes, livrant tous les paquets disponibles sur l'Internet. C'est bien gentil si vous ne savez pas de quels paquets vous avez besoin et aimeriez expérimenter un peu. Mais avec cette méthode:

  1. la distribution devient complexe et ne peut pas être constamment à jour, à cause du grand travail de maintenance exigé ;
  2. il est plus difficile de garder la distribution propre et simple ;
  3. l'utilisateur a plus de mal à séparer les choses importantes et les choses amusantes.

C'est pourquoi ROCK Linux est séparée en deux parties: la distribution de base et l'extension de distribution.

La distribution de base contient toutes les choses vraiment courantes et largement utilisées (environ 250 paquets). Chaque rustine et chaque ligne de code spécifique à ROCK Linux dans cette distribution de base a été vérifiée par une personne unique pour s'assurer de son fonctionnement et de la cohérence de l'ensemble. La distribution de base est solide comme un ROC.

L'extension de distribution est une collection de paquets à installer dans

/opt/<nom-paquet>

.

La plupart de ces paquets sont maintenus par d'autres personnes, indépendamment de la distribution de base. Ceci assure qu'il puisse y avoir un grand nombre de paquets d'extension (l'extension de distribution est un travail en cours. En ce moment il n'y a que peu de paquets d'extension, mais leur nombre croît rapidement.) Compatibilité ascendante

La plupart des distributions Linux tentent de garder une certaine compatibilité ascendante (vieilles bibliothèques, vieux outils, etc.). ROCK Linux ne le fait pas. Dans ROCK Linux, il y a toujours une seule version (la plus récente) des bibliothèques et utilitaires système.

Il y a deux raisons à ignorer les problèmes de compatibilité dans la distribution de base:

  1. la plupart des utilisateurs n'en ont pas besoin (qui, de nos jours, utilise des binaires a.out ou la libc5?)
  2. si vous en avez besoin, cela ne fonctionne pas très bien (avez-vous déjà tenté de lancer des applications complexes a.out/libc4 ou elf/libc5 sur un système Linux moderne?)

Rustines

Chaque distribution possède ses propres rustines (patch), appliquées à divers paquets. Dans certains cas, il y a tellement de rustines et de modifications par rapport au paquet d'origine que les distributions deviennent incompatibles entre elles.

Dans ROCK Linux, j'essaie de ne conserver qu'un minimum de rustines, uniquement là où c'est nécessaire pour:

  1. faire compiler le paquet ;
  2. réparer un bogue ;
  3. ajouter une capacité absolument nécessaire.

La plupart des distributions Linux ajoutent un grand nombre de capacités à un paquet sans contacter le mainteneur du paquet. Cette capacité reste donc spécifique à la distribution et n'est pas disponible dans les autres distributions. À mon sens, c'est un tort. Le développement traditionnel d'un paquet devrait être laissé au mainteneur du paquet. Si un distributeur Linux modifie quelque chose, il devrait l'inclure dans le paquet. La première étape est de contacter le mainteneur du paquet et lui demander d'inclure la rustine.

Dans la plupart des cas, le mainteneur du paquet est content des améliorations ou bien (s'il ne veut pas l'inclure) a de bonnes raisons de ne pas l'inclure. Et s'il y a de bonnes raisons de ne pas inclure quelque chose, c'est sûrement une mauvaise idée que le distributeur continue à le faire. Fabrication des paquets

À la différence des autres distributions Linux, ROCK Linux n'utilise pas de format spécial pour ses paquets. Les paquets sont de simples archives

  • .tar.bz2

. Les méta-informations sur les paquets se trouvent dans

/var/adm/*

/var/adm/flists/<nom-paquet> liste des fichiers /var/adm/md5sums/<nom-paquet> sommes de contrôle MD5 /var/adm/cksums/<nom-paquet> sommes de contrôle CRC /var/adm/packages/<nom-paquet> description du

   paquet

Ceci permet à des scripts extérieurs de parcourir aisément les méta-informations sur les paquets.

Cependant, ROCK Linux est livré avec les programmes

rpm

et

rpm2cpio

il est donc facile d'installer des paquets RPM à la main ou de convertir des paquets RPM en fichiers
  • .tar.bz2

pour ROCK Linux. Sous-distributions

En plus de la distribution de base et de l'extension de distribution de ROCK Linux, il y a aussi ce qu'on appelle des sous-distributions. Ce sont des distributions Linux faites pour une utilisation spéciale, construites automatiquement à partir de la distribution de base. En ce moment, deux sous-distributions sont disponibles:

  • les disquettes d'installation ;
  • la distribution ROCK Router (une distribution modulaire sur disquettes faite pour les routeurs).

Les sous-distributions suivantes sont prévues dans un futur proche:

  • un Linux en lecture seule qui démarre à partir d'un CD-ROM (par exemple, pour les stations destinées à la navigation sur le Web) ;
  • ROCK NC Linux: un NC (Network Computer) sous Linux, qui monte toutes ses données à travers le réseau en utilisant le système de fichiers distribué Coda.

Processus d'auto-fabrication

Le but de ROCK Linux a toujours été de permettre une reconstruction facile de la distribution complète en tapant une seule commande.

Ce processus d'auto-fabrication facilite le portage de ROCK Linux sur de nouvelles architectures, l'optimisation pour un processeur spécial et la mise à jour du système entier vers une nouvelle bibliothèque système ou un nouveau noyau. Administration système

Bien qu'il n'y ait pas d'outil de paramétrage ou d'administration dans ROCK Linux, des petites applications d'aide sont disponibles et peuvent être très utiles aux administrateurs:

  • le paquet shadow est distribué avec quelques outils en ligne de commande pour l'administration des utilisateurs et des groupes (useradd, groupadd, ...) ;
  • l'utilitaire dump-config analyse la configuration du noyau qui tourne (réseau, sysctl, modules, ...) et retourne des scripts shell simples permettant de remettre en place la configuration qui fonctionne. Vous pouvez prendre les parties qui vous intéressent et les copier dans vos scripts de démarrage ;
  • ROCK Linux utilise un concept d'initialisation de type SysV. L'outil runlvedit vous aide à gérer les liens symboliques vers les scripts de démarrage et d'arrêt pour les divers niveaux d'exécution (runlevel) il retourne un fichier de paramétrage simple, vous permet de l'éditer et importe vos modifications. Il n'y a pas d'effet de bord si vous mélangez cette méthode avec celle consistant à créer des liens symboliques (commande ln) ;
  • des outils permettent d'installer, de supprimer et de mettre à jour les paquets. Deux outils supplémentaires permettent de détecter les fichiers modifiés, ajoutés et supprimés sur le système. C'est utile pour détecter des intrusions et sauvegarder votre configuration.

Installation

On peut installer ROCK Linux à partir d'un CD-ROM, d'un disque local ou à travers le réseau (NFS, FTP ou HTTP). Les disquettes d'installation (et le CD-ROM amorçable) contiennent un grand nombre de modules (SCSI, réseau et PCMCIA). Elles vous donnent un shell root où vous pouvez créer vos partitions, initialiser vos systèmes de fichiers et les monter sous /mnt. On le fait bien évidemment avec fdisk, e2fs et mount. Seule l'installation des paquets elle-même est faite par une application d'aide (le "Shell d'installation ROCK Linux"), vous permettant de choisir vos paquets (en utilisant les motifs du shell) et de les installer.

Obtenir ROCK Linux

Vous pouvez télécharger les sources à partir de du site Web de Rock Linux et de ses miroirs. La distribution binaire (generic i386-pc) ne peut être téléchargée que depuis les miroirs listés sur la page principale. Il n'y a pas de distribution binaire pour les instantanés des versions de développement (snapshots).

À propos de l'auteur

Clifford Wolf <clifford@clifford.at> apprécie l'informatique depuis 11 ans et s'intéresse au développement de Linux et de GNU depuis les 6 dernières années. Avant de démarrer le projet ROCK Linux, il travaillait comme administrateur système Unix chez un grand FAI autrichien.